Jeudi 14 décembre, Paul est monté sur scène avec sa classe comme tous les enfants de Telopea, des "kindy"(grande section de maternelle, qui fait ici partie du primaire), à la 6ème, qui elle aussi fait partie du primaire. Les enfants ont la chance d'avoir une prof de musique bilingue, c'est un sacré personnage pianiste émérite, elle dirige à l'école les cours de musique, pour tous les niveaux, et elle a 70 ans! C'est une passionnée, qui tout en dirigeant les enfants sur scène, participe églement aux chorégraphies; bref un personnage assez extraordinaire. Les petits australiens sont habitués dès leur plus jeune âge à ce genre de manifestation; ils sont donc pour la majorité musiciens et chantent divinement bien; je dois avouer que lorsque Paul est monté sur scène ,j'avais une grosse boule dans la gorge tant son trac était palpable, d'autant plus qu'il devait jouer de la flûte et il n'avait eu que quelques leçons, ainsi que chanter une partie du répertoire en anglais; nous étions là pour l'encourager, la salle était comble et l'on n'entendait que les frenchies, jamais discrets,hurler "Pauauaual...", je ne suis pas sûre que ça l'ai beaucoup aidé. Il s'est très bien débrouillé, grâce à un peu de play-back, mais lorque les chants étaient en français, je vous assure qu'il y mettait tout son coeur, question de compenser; François a pris un fou rire lorque pendant la chorégraphie, Paul s'est emmêlé les pinceaux, en partant du mauvais côté, il a failli faire tomber toute la file; mon pauvre fils, décidément ce pays l'emmène à faire de drôles de choses. La soirée a été très chouette, certains gamins ont chanté en solo, c'était de belles performances musicales, le final ressemblait vraiment à une comédie américaine, avec jeunes danseurs de claquettes talentueux.
Tout cela est incontestablement un plus, dans le système éducatif, même si les enseignants français râlent beaucoup car les répétitions prennent énormément de temps sur le programme, les enfants sont tous très à l'aise sur scène ou face à un micro; je ne crois pas que beaucoup d'ados auraient été capables en France de danser et chanter ainsi sans ricaner ou perturber le show, d'ailleurs pour Paul, je pense que cela a été une réelle épreuve, d'autant plus qu'il s'agissait d'une réelle salle de spectacle (Telopea possède son propre théâtre) et qu'il y avait là environ 300 personnes.
Après cela Paulo était surexcité, et je crois assez fier, pour une fois que Camille n'était pas sur la scellette; finalement tout cela a du bon!